Immeuble Beaubourg (épisode 2) : démolir les étages et rénover la façade

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Dans ce deuxième volet de notre série consacrée à la rénovation complète d’un immeuble parisien, qui accueillera courant 2019 des plateaux de bureaux, le chargé d’affaires d’AHRPE expose les défis et les techniques pour rendre à la belle façade de briques son lustre et son étanchéité.

« Ce qui rend cet immeuble assez unique, c’est qu’il s’agit de l’un des premiers bâtiments des années 1900 à avoir été créé en poteaux-poutres », explique David, qui orchestre le projet pour AHRPE. Cette structure composée de poteaux (verticaux) et de poutres (horizontales) est non seulement très stable, mais elle offre aussi une grande flexibilité pour composer les pièces intérieures, car il n’y a pas de murs porteurs. « L’ingénieur a déposé un brevet car il a mis en place des poteaux avec des espèces d’angles qui sont très rares, et qui sont sa patte. La plupart de ces poteaux seront cependant cachés. »

Choisir les bons prestataires

AHRPE a choisi ses prestataires en privilégiant leurs compétences techniques, tout en tenant compte bien sûr de ses impératifs budgétaires. Le relationnel joue également car il est toujorus plus facile de travailler avec des professionnels reconnus que l’on apprécie. Nous verrons plus loin que la sélection de l’entreprise chargée de rénover la façade de briques a été particulièrement méticuleuse. Comme nous l’expliquions dans notre premier article, il a été décidé de démolir toute la partie intérieure de l’immeuble pour ne conserver que les murs extérieurs. Ce travail est très spécifique et nécessite un savoir-faire sans faille pour que la structure du bâtiment ne soit pas endommagée.

600 étais pour soutenir la structure extérieure

« Étant donnée la structure du bâtiment, c’est le mode constructif qui tient les façades. Démolir le bâtiment à 70 % signifie que les murs mitoyens doivent être soutenus. Quand on regarde là où l’on a cassé principalement (là où il y avait l’escalier et où il y aura le futur escalier avec la cage d’ascenseur), plus de 600 étais tire-pousse tiennent tout le bâtiment mitoyen. Hormis la façade, nous n’avons pas besoin de conserver un élément ou de le réutiliser », précise David.

 

« AHRPE tenait à trouver des fournisseurs qui avaient vraiment envie de travailler sur ce type de bâtiments. Des entreprises qui se distinguent, qui vont prendre le temps, faire des tests. C’est de l’investissement financier et de l’investissement en temps. Mais ces entreprises sont là pour la même chose que nous : atteindre l’objectif », conclut David.

Rendez-vous très prochainement sur notre blog pour suivre les étapes suivantes de la rénovation de cet immeuble, avec notamment la fin de la démolition et le travail exceptionnel sur la façade.